Le Marsouin commun

Fiche d'identité

Nom scientifique : Phocoena phocoena
Nom breton : Poursuilh ou Morhoc’h (« cochon de mer »). Le mot marsouin provient du vieux scandinave marsvin, signifiant « porc de mer ». Dans l’Antiquité, les Romains l’appelaient « porcus piscus », c’est-à-dire « porc poisson ».

Taille/poids : longueur de 1,5 m à 2 m (à l’âge adulte), poids entre 45 et 70 kg

Régime alimentaire : le marsouin commun se nourrit de poissons, de crustacés et de céphalopodes. C’est un odontocète (cétacé muni de dents).

Niveau de population française : entre 13 000 et 47 000 individus.

Niveau de population en Iroise : estimée à 3 500 individus.

Facilité d’observation : espèce côtière farouche à la nage discrète, sautant rarement hors de l'eau ; il est donc difficile à observer.

Illustration d'un marsouin commun
Illustration d'un marsouin commun

Camille Degardin

Où vit-il ?

Le marsouin commun est présent dans les eaux tempérées et subarctiques de l’hémisphère nord.

On peut le rencontrer dans l’Atlantique Nord, le Pacifique Nord, la mer Noire et la mer Caspienne.
 

Mode de vie

Le marsouin commun est une espèce discrète et peu visible. On l’observe généralement seul ou en petits groupes de 2 à 5 individus. Des rassemblements de plusieurs dizaines, voire d’une centaine d’individus, peuvent toutefois être observés.

Le marsouin commun possède l’une des longévités les plus courtes parmi les cétacés : entre 10 et 15 ans, avec un record observé de 24 ans.

Il affectionne particulièrement les eaux côtières peu profondes de moins de 200 m  de profondeur. Il peut aussi arriver qu'il fréquente les baies, les estuaires, les ports et les embouchures de fleuves.
 

Carte de détection sonore de marsouin commun

Menaces et protection

Espèce protégée en France et en Europe

Les principales menaces pesant sur l’espèce sont l’ingestion de déchets marins, les captures accidentelles dans les engins de pêche et les dérangements d’origine humaine (bruits sous-marins, navigation, sports nautiques, activités militaires).

Infos sur une étude

Pour beaucoup d'espèces, les observations restent rares, comme pour le marsouin commun. Afin de mieux les inventorier et de connaître la fréquence et la saisonnalité avec lesquelles elles utilisent la mer d’Iroise, le Parc naturel marin d’Iroise et l’ENSTA Bretagne ont lancé, en 2021, le programme CETIROISE, financé dans le cadre du plan France Relance.

Il s’agit d’un programme d’acoustique passive qui consiste à enregistrer les sons émis par les cétacés et à les analyser.

Dépliant et Affiche

Pour aller plus loin :